Le Colloque TAARMAQ (Transition Appuyée et Acceptable pour les Résidus Miniers Amiantés au Québec) tenu le 22 mai 2025 portait sur « Le risque, une question de perspective ? ». Le panel qui clôturait la journée mettait en lumière des aspects importants à considérer au sujet d’un cadre de valorisation des RMA ainsi que des tendances fortes pour tenter d’y répondre du point de vue des panellistes.
Sous la forme d’une note de breffage, un résumé du panel en présence de M. Michel Camus, de Dr Pierre Deshaies, de M. Emmanuel Henry, de M. David Lemieux et de Mme Stéphanie Yates est disponible pour consultation dès maintenant.
EN BREF :
- Les principales conditions à réunir pour s’assurer que les projets de valorisation des RMA n’entraînent pas de conséquences négatives sur les populations sont liées :
– Au partage par toutes les parties prenantes de consensus solides sur l’amiante et ses effets néfastes sur la santé ;
– À la coordination des efforts ;
– À l’implication de la population vivant dans les régions amiantifères concernant la stratégie générale et les projets spécifiques ;
– Et à la disponibilité de données sur les fibres d’amiante présentes dans l’air extérieur (bruit de fond). - La rédaction d’un cadre réglementaire spécifique à la manipulation et à la valorisation des RMA semble souhaitable en respectant le principe d’un risque minimal d’exposition aux fibres d’amiante.
- Le cadre devrait porter sur : les savoirs scientifiques probants ; l’implication de la population dans une démarche participative visant à coconstruire les frontières du risque acceptable ; et une analyse coûts-bénéfices intégrant les aspects environnementaux, économiques et sociosanitaires.
- Il faut continuer de consolider la relation de confiance entre les parties prenantes grâce notamment à une implication accrue de toutes les parties concernées pour susciter la mise en place d’actions concrètes sécuritaires et socialement acceptables.