Une nouvelle note de breffage est maintenant disponible à propos des « Procédés de valorisation des résidus miniers amiantés ».

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EN BREF

  1. Les résidus miniers amiantés (RMA) du Québec sont abondants : les résidus d’usine sont estimés à environ 796 millions de tonnes, auxquelles s’ajoutent environ 1250 millions de tonnes de déchets miniers incluant la roche stérile, en Estrie et en Chaudière-Appalaches. Une estimation précise s’avère impossible en l’absence de données disponibles pour plusieurs anciens sites.
  2. Les RMA québécois sont principalement composés de serpentines, dont le chrysotile, la lizardite et l’antigorite. Les minéraux porteurs du magnésium sont accompagnés notamment de magnétite, de brucite et parfois d’amphiboles.
  3. La revue présente les RMA comme un passif hérité de l’exploitation de l’amiante, mais aussi comme une ressource potentielle qui repose principalement sur leur contenu en magnésium, silicium et nickel.
  4. Les teneurs recensées sont généralement du même ordre de grandeur d’une halde à l’autre : plus de 15 à 24 % de magnésium, environ 0,14 à 0,25 % de nickel, et des fibres minérales résiduelles de l’ordre de 5 à 20 % en volume.
  5. Les procédés avancés recensés au Québec ciblent plusieurs voies : la production de magnésium métallique, d’oxyde de magnésium, d’engrais ou de sables industriels ; la captation ou le stockage minéral du CO₂. Les niveaux de maturité semblent varier selon les procédés.
  6. Plusieurs difficultés sont souvent rapportées : destruction et suivi des fibres, préparation du matériau, consommation d’énergie, gestion des acides et réactifs, purification des produits, coûts d’investissement et dépendance aux marchés.
  7. La revue fait ressortir deux défis technologiques transversaux : la préparation des RMA avant leur utilisation et l’importance de l’énergie dans plusieurs filières de valorisation.