Une nouvelle note de breffage est maintenant disponible à propos des « Procédés de valorisation des résidus miniers amiantés ».
Consultez le document dès maintenant.
EN BREF
- Les résidus miniers amiantés (RMA) du Québec sont abondants : les résidus d’usine sont estimés à environ 796 millions de tonnes, auxquelles s’ajoutent environ 1250 millions de tonnes de déchets miniers incluant la roche stérile, en Estrie et en Chaudière-Appalaches. Une estimation précise s’avère impossible en l’absence de données disponibles pour plusieurs anciens sites.
- Les RMA québécois sont principalement composés de serpentines, dont le chrysotile, la lizardite et l’antigorite. Les minéraux porteurs du magnésium sont accompagnés notamment de magnétite, de brucite et parfois d’amphiboles.
- La revue présente les RMA comme un passif hérité de l’exploitation de l’amiante, mais aussi comme une ressource potentielle qui repose principalement sur leur contenu en magnésium, silicium et nickel.
- Les teneurs recensées sont généralement du même ordre de grandeur d’une halde à l’autre : plus de 15 à 24 % de magnésium, environ 0,14 à 0,25 % de nickel, et des fibres minérales résiduelles de l’ordre de 5 à 20 % en volume.
- Les procédés avancés recensés au Québec ciblent plusieurs voies : la production de magnésium métallique, d’oxyde de magnésium, d’engrais ou de sables industriels ; la captation ou le stockage minéral du CO₂. Les niveaux de maturité semblent varier selon les procédés.
- Plusieurs difficultés sont souvent rapportées : destruction et suivi des fibres, préparation du matériau, consommation d’énergie, gestion des acides et réactifs, purification des produits, coûts d’investissement et dépendance aux marchés.
- La revue fait ressortir deux défis technologiques transversaux : la préparation des RMA avant leur utilisation et l’importance de l’énergie dans plusieurs filières de valorisation.